1956 bis repetita ?

Hier, devant ma télé, je regardai le programme préféré des français : la météo. Quand le présentateur nous annonça une vague de froid venue de Sibérie et apportant des températures très basses pour la fin de la semaine, je n’ai pu m’empêcher de penser au terrible millésime 1956. Dans toutes les mémoires, ce millésime a été l’un des plus catastrophique, si ce n’est le plus catastrophique, du XX siècle. Après un hiver très doux et des températures clémentes, le froid s’est installé sans crier garde. D’un seul coup la France s’est retrouvée sous une épaisse couche de neige et les températures descendant jusqu’à -30°C dans le bordelais ont eu pour effet de geler les pieds de vignes (certains ont éclatés sous l’effet des températures sibériennes). La récolte n’a pas eu lieu, la plupart des vignes étant arrachées et il a fallu près de 4 à 5 années pour remettre le vignoble dans un état de production normal. Les années qui suivirent furent des années cauchemardesque pour l’ensemble du vignoble.

J’ose espérer pour les viticulteurs français,dont certains sont déjà bien mal en point, que cet épisode de froid ne sera pas du même acabit que le terrible hiver 1956. Le froid est le bienvenu dans la vigne, il permet à la plante de se reposer ce dont elle a besoin après un hiver trop doux. Mais il y a des limites !

Non, 2012 ne sera pas 1956 !!!! Mesdames Messieurs les vignerons qui êtes dehors dans le froid en train de tailler, nous pensons à vous, nous heureux journaliste aimant le terrain mais écrivant au chaud d’un bureau. Courage !!!!

Yohan Castaing

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