Le célèbre et très « british » magazine Decanter, dans son dernier numéro, revient sur une dégustation fort intéressante des grands crus classés de Bordeaux dans le millésime 2009. Le jury composé de Stephen Brook, Alun Griffiths et Steven Spurrier ne peut souffrir la contestation tant il est expérimenté.
Le choc de cette dégustation c’est les places des 1er GCC de Bordeaux. A part Mouton Rothshchild qui figure au 1er rang, Margaux est 5ième, Latour 30ième et Lafite Rothschild est relégué aux calendes grecques à la 53ième place. Une petite révolution dans le monde de velours de Bordeaux.
Notons que les bouteilles ont été fournies par le revendeur Bordeaux Index et non par les château eux-mêmes.
En parallèle de cet article, un peu plus loin dans le magazine, une étude sur les prix des Bordeaux 2009 révèle que les cotations de ces derniers sont en bernes. Lafite a perdu près de 40% passant de 11000 livres (lors des sorties primeurs. Notons que le prix est une moyenne des 3 tranches de sortie) la caisse à 9000 livres aujourd’hui ! Margaux de 8 500 Livres à 7 000 Livres. Seuls Lynch Bâges, Montrose, Pontet Canet et Pichon Baron se voient gagner quelques points de marge de spéculation. Effet Robert Parker oblige.
Ce qui doit nous attirer dans ces deux informations distinctes mais que je crois très liées, c’est que les primeurs de Bordeaux atteignent le plafond des prix depuis quelques années. La qualité n’étant pas forcément au rendez-vous pour les 1er GCC, il apparaît désuet à des amateurs d’acheter des vins aussi chers. Quand on sait que le deuxième meilleur vin de la dégustation est Dauzac à Margaux à un prix de 31-39 livres ont ne peu que s’étonner du rapport qualité prix des très grands vins. Pour information le troisième est Grand Puy Lacoste, puis Haut Batailley, plébiscité par tous les critiques enfin Margaux puis Pédesclaux. Comment mettre sur un pied de comparaison un vin comme Margaux à 950 Livres la bouteille et Grand Puy Lacoste à 80 livres ou Pédesclaux à 32 Livres ? Les grands vins de Bordeaux vont devoir faire très attention au millésime qui arrivent comme 2010 et 2011, qui comme vous le savez, pour l’avoir écrit dans le magazine, sont surcôtés en prix à mon avis.
Je dois avouer que je suis assez heureux qu’un magazine comme Decanter réalise des dégustations de ce genre pour remettre les choses en place. Surtout que les conditions de la dégustation sont irréprochables…..
Donc heureux propriétaires de 2009, comme le magazine le conseille, soyez patients pour revendre vos bouteilles….!
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