Antonio Galloni quitte "The Wine Advocate" de Robert Parker

Vue de France, l’information peut être prise à la légère ou tout simplement futile. Mais dans le petit monde internationale de la critique de vins et des amateurs « éclairés » internationaux, elle sonne comme une mini-révolution après l’annonce de la vente du « Wine Advocate », le bimensuel de Robert Parker.

L’un de ses plus fervents critiques, Antonio Galloni, en charge de l’Italie, la Bourgogne, la Champagne et la Napa Valley, a décidé de voler de ses propres ailes. En créant son site www.antoniogalloni.com, ce jeune critique américain espère séduire les nombreux amateurs internationaux dont beaucoup, très irrités par la vente du bimensuel, le suivront.

Il faut dire que l’homme a tout pour plaire. Une bonne bouille, une vraie passion pour le vin, une vision de son métier très qualitative et indépendante et enfin une modestie que beaucoup de critiques français feraient bien d’appliquer.

Mais au delà de cet évènement international, j’y vois une mini-révolution pour le système Parker. Lors de la vente du magazine, la nouvelle rédactrice en chef, Lisa Perrotti-Brown, dont les dents rayent le parquet au point de s’y enfoncer (un peu comme Rebecca Gibb de Wine-Searcher, autre personnalité totalement misanthrope et d’un égo sur-dimensionnée) avait annoncée qu’il y avait de très bon « wine critcs » dans le monde et que le recrutement était « ouvert ». Un vrai manque de politesse et le mérite de donner le « la » pour les nouveaux arrivants. De fait, le sieur Galloni à pris ses cliques et ses claques et à créer son site Internet.

Dans sa présentation, il ne manque pas de rappeler que Robert Parker l’avait désigné comme son successeur avant de lui demander de prendre en charge la Bourgogne et le Napa. D’autant que Galloni représente environ 1/3 des écrits du Wine Advocate. On comprends ici, la mini-révolution dont je parle plus haut.

Le départ de Galloni est donc, pour moi, un évènement à même de mieux comprendre ce que va devenir le système Parker. Il suffit, d’ailleurs, de lire le forum de ce dernier (payant malheureusement) pour lire le nombre de réflexions assassines à l’endroit de Bob, jugé comme responsable de ce départ.

Notons toutefois, que Bob, très fairplay, et qui je crois adore Galloni, a laissé un message touchant et sincère et lui souhaitant bonne chance pour ce nouveau challenge. En tout état de cause, je pense que Galloni, est la nouvelle « star » des critiques de vins. Mais cela n’engage que moi.

Autre point important qui m’énerve vraiment, c’est l’attitude des critiques de vins français. Alors que les américains (Suckling, Asimov), les anglais (Jancis Robinson) ou d’autres ont souhaités à Galloni un bon vent, aucun critique français, ni aucun journal n’a publié l’information….Egocentrisme quant tu nous tiens !!!! !

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