Au piquet Pudlowski, au piquet…

Au piquet Pudlowski, au piquet…

Copyright Vosges Matin
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Echevelé, plus fat que jamais, viré du magazine Le Point, commère patenté, exilé sur un blog où l’on chuchote les dernières billevesées d’un dandysme parisien en voie d’extinction, Gilles Pudlowski, dont Christian Millau aimait à dire qu’il était journaliste, vient dans son dernier article afficher les conditions réelles de la disparition tragique d’Etienne Hugel.

Déjà le titre, racoleur et bonimenteur, affirme en grande pompe ‘la mort-mystère d’Etienne Hugel’ comme pour attirer le lecteur, plutôt le contempteur des basses oeuvres. Et dans le déroulement de l’article apprenons-nous avec force interrogation le diagnostic du docteur Pudlo au malade Hugel. S’ensuit une description des faits dans une nudité des plus crasseuses, dans un ornement adipeux, flasque, mou dans un effet miroir des plus actuels.

Journaliste dit-on ? Est-ce là le métier que de décrire les réalités d’un drame que tout le monde connaît, mais que tout le monde tait, par respect pour la famille ? Est-ce là acte journalistique que de mettre en avant des interrogations infécondes, éhontées, crédules à un moment où la famille est en plein recueillement ? Est-ce là du journalisme que de vouloir dire les choses telles qu’elles sont dans un élan don-quichottesque et nous faire croire que le réel n’a pas été publié ?

Non, Monsieur Pudlowski votre article est un torchon, un de ceux que l’on a envie de brûler, de conspuer. Un de ceux qui font honte à notre métier.

Un peu de respect Mr Pudlowski pour la famille d’un homme respectable et respecté. Une famille qui souffre, qui a mal dans sa chair, dans son cœur qui a besoin de faire corps, de se recentrer sur l’essentiel. Affirmer que le réel a bien eu lieu, Mr Pudlowski, ce n’est intéressant que quand l’objet apporte à la cause. Là rien ! Que du sensationnel pour le sensationnel. Désolant, désopilant.

Alors oui Mr Pudlowski, aujourd’hui j’ai honte de mon métier. Vous m’avez donné la nausée. Et même les pensées les plus positives ne suffisent à me donner des raisons d’espérer qu’une noble cause est liée à votre opus.

Nous le savions tous, Mr Pudlowski, les faits n’ont jamais été cachés. Mais nous avons eu la décence et le respect de laisser à la famille le soin, à elle seule, de dire le réel. Ne vous muer pas en homme de bien, Mr Pudlowski, le mal que vous faîtes restera à jamais gravé dans nos mémoires. Mais il est vrai, cher Monsieur, que l’on ne peut être et avoir été. En cela, vous nous donner la plus belle des leçons.

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