De quelques évolutions de l'oenotourisme

Ces dernières années, nombres de professionnels de la filière vin (dont votre serviteur) ont été happés dans une démarche pouvant enrayer les ventes de vins en France : l’oenotourisme. J’ai eu la chance d’écrire le premier livre sur le sujet et je suis en train de reprendre cette version pour apporter quelques correctifs et quelques nouveautés. L’occasion pour moi de faire un point sur la mutation qu’a vécu l’oenotourisme ces dernières années.

L’un des éléments les plus importants, à mon avis, est que l’oenotourisme a été repris par les institutions. Devant l’incapacité ou l’inertie des entreprises à  investir dans des modèles réceptifs, les institutions ont pris l’espace vide pour s’accaparer l’ensemble des concepts de tourisme viticole. Bon ou pas pour les acteurs ? L’avenir le dira.

Pour ma part, ce qui me dérange un peu chez les institutionnels, c’est leur volonté de vouloir tout gérer, sans avoir à une organisation capable de cela. D’autre part, il est vrai qu’en terme de communication ils peuvent amener une puissance que les entrepreneurs n’ont pas. En reprenant l’oenotourisme à leur compte et en mettant en avant les « pays », ou communautés de communes, les institutionnels apportent aussi une structuration de l’offre. En organisant, regroupant et motivant les différents intervenants, ils donnent une impulsion collective là ou le seul dynamisme d’un entrepreneur n’est pas suffisant.

Maintenant, le gros travail de ces derniers va être dans la qualité apportée aux offres. Il sera nécessaire de contrôler, analyser pour mettre en place des process commun, seul gage de qualité pour les futurs clients.

Non l’oenotourisme nest pas mort et même si certains avouent que le terme ne leur plait pas, qu’il ne sonne pas bien, je pense au contraire qu’il est vraiment un vecteur de développement pour la filière vin.

Yohan Castaing

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