Deux figures italiennes tirent leurs révérences

Guilio Gambelli

 

Ce début d’année sera marqué, pour l’Italie, par le décès de deux icônes. Guilio Gambelli et Giuseppe Quintarelli. L’occasion pour moi d’avouer un manque, celui des vins italiens, manque que je vais combler dans cette nouvelle année.

Guilio Gambelli était un consultant très connu et reconnu en Italie. Né en 1925 il a commencé à travailler dans le vin à l’âge de 14 ans et sans formation oenologique, uniquement par la qualité de son palais et son amour pour le Sangiovese, il a été promu par Tancredi Biondi Santi, alors responsable d’une grande winery nommée Epolio.

Gambelli était un amoureux du Sangiovese et sans doute son plus fervent ambassadeur. Toujours prompt à réaliser des dégustations comparatives aux journalistes qui osaient venir l’interroger, cet homme cultivé avec un caractère affirmé. Il n’a jamais voulu d’argent pour un conseil chez un jeune ou un moins jeune en quête de qualité. Dans les consultants de « renom » cela est bien rare maintenant.

 

 

Giuseppe Quintarelli

Giuseppe Quintarelli est aux antipodes de Quintarelli. Ce vigneron produisait des Amarone dont les prix pouvaient atteindre près de 300 euros et devrait, malheureusement avec son décès, augmentés. Il faut dire que ces cuvées étaient produites uniquement dans les très grandes années et souvent élevées près de 10 ans. Il fut aussi l’un des premiers à planter du Merlot et du Cabernet Sauvignon pour produire un vin sec, nommé Alzero. En terme de vinification et de viticulture il était un adepte de la qualité, des sucres naturels, des culture en pergola pour produire la meilleure qualité possible. Obsédée par cette dernière, il était sûrement l’un des plus beaux ambassadeurs de Valpolicella.

 

Yohan Castaing

 

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