Domaine Vaquer – Vin de Pays des Côtes Catalanes – 1985

La dégustation à l’aveugle est un exercice que nous adorons, si bien que nous l’utilisons lors de nos dégustations et commentaires dans la revue. Elle permet la prise de recul nécessaire à toute dégustation sans être influencé ni par le nom, l’AOC ou le millésime. C’est cela qui nous à permis d’apprécier à sa juste valeur le Domaine Vaquer 1985.

Ce domaine se situe sur la commune de Tresserre un tout petit village du Roussillon. D’une superficie d’environ 30 hectares, les vignes sont conduites en bio-dynamie et elles sont en altitude. La volonté de qualité du domaine les amènent, dans les millésimes jugés trop peu qualitatifs, à ne pas proposer de vins.

La philosophie du domaine est de mettre en avant les cépages locaux qui s’expriment le mieux sur les terroirs et donc de donner une prédominance au Carignan, cépage si peu utilisé et tellement incompris (voir revue d’Avril 2010). Pourtant, ce vin est une pure merveille.

Une jolie robe grenat avec quelques reflets rubis nous éblouie de limpidité et de brillance. Au nez les arômes sont à la fois légèrement oxydé (fruits noirs à l’eau de vie, quelques notes de cuir, des notes balsamiques) et tellement jeunes (réglisse, mûre, cassis). On ressent dès l’aération toute la puissance et la grandeur de ce vin qui s’impose d’élégance et de puissance. Les arômes sont nets et d’une pureté magnifique donnant presque du relief. On ressent également une très belle fraîcheur qui domine et donne une vraie puissance et une vraie trame permettant de prolonger dans le temps l’ensemble des magnifiques arômes. En bouche, le vin est du pur velouté. De la pureté du toucher de bouche à la dentelle des tanins, tout n’est que rectitude, harmonie et magie. A aucun moment le millésime n’a été donné dans cette bouteille, tellement la fraîcheur et la pureté était remarquable. J’ai eu un flash, lors de la dégustation, et une phrase d’Henri Jayer me revenait en mémoire. « Mes vins sont jugés vieux quand ils sont jeunes et jeunes quand ils sont vieux ». C’est exactement le sentiment que j’ai eu en découvrant le millésime 1985. J’ai eu un vrai coup de coeur pour cette bouteille absolument admirable et je ne manquerais pas de faire un portrait de ce domaine dans un prochain numéro d’Anthocyanes.

Devant tant d’émotions, de pureté et d’équilibre, nous ne pouvons que nous incliner, continuer à travailler et à comprendre les vins, pour avoir la joie de vivre des moments de cette intensité. BRAVO !

Ambroise Chambertin

1 commentaires

  1. FREDERIQUE VAQUER

    Bonjour
    Je découvre depuis peu facebook et j’ai donc partagé cet article, mais je n’arrive pas à trouver le lien avec le portrait du Domaine…
    J’espère que vous avez bien eu mon message concernant l’article du dernier numéro que vous m’avez envoyé (encore merci), car je souhaite acheter plusieurs exemplaires: dites moi combien par numéro et Je vous enverrai en même temps la demande d’abonnement.
    Très cordialement
    Frédérique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*