Du vin dans la littérature

Le vin et les plaisirs des sens (au sens (sic) large du terme) sont des sources d’inspirations pour les poètes et les écrivains. Quoi de plus beau q’une plume de qualité écrivant sur les plaisirs organoleptiques.

C’est le cas de Charles-Ferdinand Ramuz, écrivain suisse, malheureusement mal connu et n’ayant pas la notoriété qu’il devrait avoir. Sa ressource consiste à prendre ses sujets dans un monde paysan à bien des égards archaïque, et fidèle à son principe selon lequel on peut atteindre à l’universel par le biais de l’extrêmement particulier, il développe alors une langue expressive et novatrice, saluée notamment par Paul Claudel et Louis-Ferdinand Céline (excusez du peu !).

C’est vrai que ces oeuvres sont chantantes, joyeuses et superbement écrites. N’en démontre ce magnifique passage de « Le Grand Printemps », publié en 1917. La magnificence avec laquelle il décrit l’art dans le vin est un bonheur absolu. Il a du tiré cela des nombreuses heures passées avec son père, marchand de vin….

L’artiste est partout. Je crois que le paysan qui aime une vache parce qu’elle est belle est un artiste. L’éleveur de chiens a des théories sur la forme des oreilles : c’est un artiste. Il y a une faon de tailler sa mortaise qui est de l’art. On commence à voir que tout le monde est avant tout artiste et ne vit que par là. Jusqu’à l’amateur de vins ou de cuisine, savourant, dégustant, et puis faisant claquer sa langue : quelque chose brille dans ses yeux : il vit, il a du plaisir. Il y a un contact direct entre lui et les choses.

Ambroise Chambertin

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