Farandole des primeurs à Bordeaux

La période des primeurs à Bordeaux est toujours un moment à la fois festif et très professionnel. Festif car c’est toujours un plaisir de déguster des vins à Bordeaux, notamment dans un millésime en devenir. Professionnel car Bordeaux est passé maître dans l’art de la communication avec notamment des propriétaires qui ont un discours très rodé, nous laissant entendre que le millésime est tout bonnement exceptionnel. C’est devenu un jeu entre les journalistes et les propriétaires à qui influencera plus l’autre.

De nombreux lecteurs n’ont pas d’intérêt pour les primeurs de Bordeaux, raison pour laquelle nous ne présenterons pas de « spécial Bordeaux » cette année mais un numéro faisant état des résumés et de quelques notes de dégustation. Toutefois, pour les plus ardents défenseurs des vins de Bordeaux, nous proposons une chronique quasi journalière sur l’état de nos dégustations et du millésime. Jour après jour, vous pourrez nous suivre dans nos pérégrinations bordelaises.

Cette chronique inaugurera également une nouvelle dynamique pour Anthocyanes. Une volonté de coller au plus près des besoins digitaux de nos abonnés et futurs « abonnés ». Nous sommes conscients que le papier est une donnée importante dans l’acte d’achat du magazine, mais nous devons également prendre conscience de la nécessité d’être présents sur les supports digitaux pour ouvrir notre audience et pérenniser notre survie. Cette semaine « primeurs » servira de galop d’essai. Et Bordeaux nous offre une fantastique vitrine.

Il est de bon ton depuis quelques années de dénigrer Bordeaux. Faire du « Bordeaux bashing » pour utiliser un vocable à la mode. Pourtant, quand je vois l’engouement suscité à travers le monde, par cette semaine « primeurs » je me dis que tout cela doit bien intéresser quelques lecteurs. En veuille pour preuve la venue et la publication immédiate des notes de James Suckling, dégustateur américain expatrié sous les cieux luxueux d’un magazine asiatique. Ou la venue, pour la première fois en tant que dégustateur « officiel » du Wine Advocate, de Neal Martin. Le maître (Robert Parker) ne venant pas, il laisse la place à son second qui, depuis 18 ans arpente le vignoble bordelais et publie sans être reconnu au même niveau que le « boss ».

Toute la planète vin a donc les yeux rivés sur Bordeaux pendant presque 2 semaines. On peut aimer ou détester, c’est selon son libre arbitre. Mais avouons que Bordeaux, avec cette semaine de dégustation, possède une formidable machine de communication. Un rouleau compresseur que même les millésimes moins « bons » ne permettent pas d’arrêter.

Nous en serons donc. Et nous vous faisons une promesse, nous n’oublierons pas les « petits » châteaux, ceux qui constituent le fond de commerce bordelais. C’est auprès d’eux que vous pourrez faire les meilleures affaires.

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