Je garderais ma liberté et ma passion

Dans le monde du vin, il n’est pas forcément de bon ton de dire ce que l’on pense. Que ce soit vis à vis des interprofessions ou des propriétaires. Chacun souhaite garder son périmètre et qu’un intrus ose s’aventurer dans le pré carré apparait comme un crime de lèse majesté. A peine cite t-on la Revue du Vin de France que nous apparaissons comme ennemis de cette revue historique, alors que nous n’avons rien contre elle, et que nous la respectons au plus haut point. A peine dit-on ce que l’on pense à un propriétaire, nous sommes toisé et totalement ignoré, à peine ose t-on dire à une interprofession que nous ne sommes pas d’accord avec eux, nous nous attirons les foudres et les fureurs de technocrates endimanchés.

Nous sommes passionnés par le monde du vin, nous respectons les vignerons ( tous les vignerons). De celui qui produit des vins en cave coopérative à celui qui propose des vins à plusieurs centaines, voire milliers d’euros. Nous sommes passionnés par l’ensemble des vins qui existe sur la planète et aucunement attirés par des appellations de renom. Nous sommes dans le respect et la compréhension.

La question qui me vient directement est l’interrogation sur la peur et l’impossibilité de dire ce que l’on veut dans le monde du vin. Devons nous être politiquement correct ? Avons nous le droit d’aimer des vins différents les uns des autres ? Sommes nous coupable de rechercher la volonté d’expression d’un terroir dans un vin ?????

Le monde du vin est un monde de partage, d’émotions, de sensations et de passions. Bien, au dessus des autres, celui qui oserais brandir l’objectivité tel un flambeau et se draper dans sa vertu. Oui, nous pouvons faire des erreurs, oui nous pouvons passer à côté de certains vins, oui nous pouvons aimer les discours de certaines personnes et moins celui d’autre, oui nous aimons discuter avec nos contradicteurs que nous respectons. Oui nous sommes des être humains !

Mais non, nous ne nous tairons pas, nous donnerons notre avis, humblement, sincèrement et on ne nous obligera pas à entrer dans le moule du dégustateur chevronné, qui connait tout le monde, déjeune avec les propriétaires et ne dis de mal d’aucun grand vin  ou grande appellation, de peur de ne plus déguster les vins.

Oui nous aimons la diversité, nous la recherchons et nous souhaitons que celle-ci soit une force pour le monde du vin et surtout pas le vecteur de sa déchéance.

Ambroise Chambertin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*