La bio-électronique et l'oxydo-réduction

Le sol ou le vin peuvent être étudiés par le pH qui donne une notion de l’état de la qualité des protons dans la relation H <–> OH. C’est à dire le calcul du Potentiel électromagnétique d’Hydrogène (ou pH). Ainsi des connaissances sur l’acidité ou l’alcalinité du sol ou du vin permettent de mieux comprendre le type de sol et la nature des plantes à ajouter pour obtenir un sol sain ( entre 6.5 et 7.2 de pH).

La bio électronique amène une compréhension plus globale et va au-delà de la mesure du pH. Cette notion repose sur l’équilibre de bonne santé de la plante mesuré sur 3 valeurs :

  • le pH
  • le potentiel électrique E (redox) appelé ainsi car il est définit par la quantité d’électrons dans la relation H2 <–> Oé
  • le taux d’activité cellulaire ou résistivité.

L’oxydo-réduction (redox) est un échange d’électrons et permet de comprendre les équilibres du sol. L’échange d’électrons est naturel et participe grandement à l’équilibre général de la plante, donc à sa bonne santé. En agriculture, les seules possibilités d’amélioration de ces équilibres sont sur la couche arable (entre 0 et 50 cm de profondeur) et sur la composition de l’humus qui est situé dans les 10 premiers centimètres là où la plante puise l’essentiel de sa nourriture. Pour équilibrer une plante en déséquilibre bio-électronique, il est donc nécessaire d’intervenir sur le sol. De ce fait, en étudiant les sols on peut intervenir sur les nutriments et les micro-organismes.

Si le sol est trop acide et trop oxygéné (labour trop important), le développement d’insectes et de moisissures cryptogamiques ne permettrons pas la correcte assimilation des minéraux. Il n’y aura donc pas de minéralisation de la vigne qui sera peu acide et oxydée car elle se mettra en souffrance à cause du dérèglement du sol. Par conséquence les raisins ne seront pas assez acides et assez réduit influant la qualité du vin par un déséquilibre à combler par des apports tiers (sucre, tanins, bisulfite…). Le principe d’oxydo-réduction intègre dans son raisonnement l’équilibre de la plante pour produire des raisins sains et ne nécessitant pas d’apports extérieurs. La santé de la plante produisant des vins « sains » qui n’ont pas besoin d’ajouts extérieur.

On touche du doigt les philosophie taoiste et autres, qui considèrent que l’équilibre est la source de la qualité. Il apparaît assez logique dans un contexte agricole, qu’un plante réagisse aux minéraux situé dans le sol….Autre donnée importante à notre avis, c’est la volonté de redonner de l’acidité dans les vins. Cette acidité, très proche du terme de minéralité employé en dégustation, est un élément indispensable pour réaliser des grands vins. Elle apporte la fraîcheur et la structure permettant aux vins de tenir sur la longueur et de posséder une vrai structure « aérienne » et d’éviter les vins lourds et pesants. N’oublions pas que le vin doit être bu et que la lourdeur, le déséquilibre par manque d’acidité, est un facteur de rejet et d’accentuation de la soif. Le vin doit désaltérer, c’est sa nature première afin qu’il soit digeste et « appétant ».

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