Lascombes, le renouveau (deuxième étape)

Lors d’un déjeuner dégustation avec Mr Befve, ce dernier nous a expliqué la volonté des nouveaux propriétaires au sujet de Lascombes.

Colony Capital, ancien propriétaire de Lascombes, a cédé le château à la MACSF, la Mutuelle d’assurances du corps de santé français. Déjà le propriétaire précédent avait mis en place, avec la venue de Mr Befve, un plan qualitatif visant a redorer le blason d’une propriété tombée en désuétude dans les années 70.

Le nouveau propriétaire souhaite aller plus loin et a compris que pour réaliser des grands vins il fallait faire des investissements dans les chais et dans la production, tout au moins, limiter les rendements. Cette assurance donnée, on peut affirmer que Lascombes, propriété comptant 130 hectares, est aujourd’hui dans une deuxième étape qualitative et sera, dans les années à venir, à la recherche de son potentiel. Car il faut le dire, même si le château ne fait pas parti des « très grands », il a la capacité à le devenir avec de superbes terroirs. Toujours consultant, Michel Rolland relève le défi pour amener Lacombes vers les sommets.

En attendant, nous avons dégusté de jolis vins qui donne une vision de l’effort qualitatif de ces dernières années. Nous présentons les vins dans leur ordre de service.

– Lascombes 2005 : un vin au nez profond, ample, de jolies notes épicées et de fruits noirs. Joli toucher de bouche, tanins présents et encore un peu jeunes mais belle structure avec des notes de cèdre, de fruits noirs et quelques envolées fleuries. Un joli vin de garde.

– Lascombes 2003 : sans contexte le plus difficile à déguster. Un nez de confiture de cerise noire, doucereux et avec une pointe oxydative. Très charmeur il est toutefois enfermé dans une texture un peu cintrée, avec des tanins massifs et pas encore totalement fondus. Pas très expressif, on ressent toutefois une très belle matière, de la mâche et une densité importante.

– Lascombes 2001 : le plus beau vin de la première série. Des notes de sous bois, de cèdre, quelques notes de cannelle et des arômes d’une belle fraîcheur. C’est cette dernière qui impressionne et en fait le vin idoine de gastronomie.

– Lascombes 1996 Magnum à l’aveugle : Le nez est légèrement fermé avec des notes de fruits noirs intenses. En bouche très belle ampleur, jolie maturité de raisins. De la puissance, de l’élégance et de la race pour ce vin ayant une vraie personnalité et un joli potentiel de garde.

– Lascombes 1950 Magnum à l’aveugle : le nez impressionne par sa vivacité, sa fraîcheur et ses beaux arômes de fruits rouges, de fruits à l’eau de vie et quelques notes de sous-bois. En bouche la trame tannique est parfaitement conservée, avec des tanins soyeux mais structurants et une belle fraîcheur. Nous sommes tous sur des très beaux millésimes des années 60/70 tellement la fraîcheur et la vivacité sont présentes. Très joli vin qui donne tout le potentiel de vieillissement des vins de la propriété.

Dans cette dégustation, nous retrouvons la montée qualitative de la propriété avec des vins charmeurs, pleins, amples et proposant une vraie capacité de garde. Comme tous les grands Bordeaux inutile d’ouvrir un Lascombes avant une bonne dizaine d’années….Ce qui prouve que la propriété est maintenant parmi les grands de Margaux.

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