Les chevaux de trait reviennent en force

La Jument du Domaine des Enfants à Maury

Depuis quelques années, et sur des territoires bien spécifiques ( Chateauneuf, Roussillon, Bourgogne, Loire), des terroirs qui proposent des déclinaisons importantes, le cheval est un palliatif intéressant aux engins motorisés tels que les chenillards ou autres.

Mais au delà de l’aspect pratique, il est à noté, que de nombreuses propriétés utilisent un cheval pour éviter de compacter la terre et d’essayer que le sol se décompacte afin de permettre une meilleure aération des sols et une volonté de favoriser la vie microbienne dans les 10 premiers centimètres. Car il ne faut pas ignorer que les sols à force d’être compacter par le passage des engins, devient dur comme de la pierre et que la vie microbienne, notamment les vers de terre qui remontent la nuit en creusant des galeries, ne peuvent plus faire se travail de « labour » naturel.

De nombreuses espèces de chevaux existent, mais celle utilisée pour les labours et le travail du sol dans la vigne est une variété percheronne. Certes, le travail avec ce genre de méthode culturale à un surcoût évident, mais la qualité du sol est sans commune mesure avec des sols travaillés avec des tracteurs.

Et surtout, quel plaisir de voir les chevaux passés dans les rangs de vignes en nous rappelant un temps que les moins de 20 ans, pardon de 40 ans, ne peuvent pas connaître.

Ambroise Chambertin

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