Max Allen combat pour l'indépendance des critiques de vins

Dans sa rubrique du Week-end Australian Magazine, Max Allen, critique en vins, part en « croisade » en annonçant la création d’une association de critiques de vins dont les rapports financiers avec les interprofessions ou les marques ne seraient acceptés.

Nous estimons que la pratique des critiques payées par les producteurs de vin est contraire à notre indépendance et nuit à l’intégrité de la réputation de tous les critiques en Nouvelle Zélande. Nous croyons que le public et les producteurs de vin sont en droit d’attendre qu’un haut niveau d’intégrité et d’indépendance régisse notre activité professionnelle

Il est heureux de constater que cette volonté surgisse enfin dans le monde du vin. Je ne vais pas « taper » sur les collègues car la majorité sont professionnels mais il est vrai qu’une tendance de fond ces dernières années existe du fait de la disparition de l’intérêt du vin pour les éditeurs. Il est désormais facile de se faire payer pour une dégustation (que ce soit un journaliste ou un sommelier) et donc dévoyer la philosophie de base du critique qui est l’indépendance.

Certes il peut exister des « aides » pour que les journalistes se rendent sur place et cela ne constitue pas forcément une déviance, mais il est du devoir du critique de ne pas accepter une rémunération pour une dégustation. Où se trouve, dès lors, sa capacité critique, sa liberté de parole ?

Chez Anthocyanes, en refusant la publicité, nous affichons librement nos commentaires, nos opinions et nos goûts. Nous ne recherchons pas l’exhaustivité car elle n’existe pas, chaque dégustateur possède un certain « goût », mais nous essayons d’être le plus précis possible afin de donner une somme d’informations à nos lecteurs.

Comme la filière vin, la critique doit faire sa révolution par le haut et ne pas se dévoyer dans une certaine facilité. Les travaux du Grand Jury Européen, sont un exemple formidable. Les oreilles de Mr Mauss doivent encore résonner des critiques à son égard quand il a crée « son club ». Mais aujourd’hui, en toute indépendance, ils affirment haut et fort la vérité qu’il y a dans le verre et pas dans la publicité.

Espérons désormais qu’une association française va se créer avec une volonté identique à notre ami Max Allen.

Ambroise Chambertin

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