Millésime 2010 à Bordeaux

Enfin terminé. Il peut paraître un peu idiot de se plaindre des dégustations primeurs tant nous avons la chance de déguster des grands vins. Mais souvent les conditions ne sont pas optimum et l’organisation de l’UGC, cette année, était complexe. Certains journalistes dégustent assis d’autres debout (moi je m’en fiche), d’autre en avant première (mettant en avant les guerres d’égo) et surtout les nombreux salons « off » commencent à brouiller sérieusement les cartes et à ajouter de nombreux vins en dégustation. Mais dans l’ensemble ce fut une semaine riche d’enseignements et de découvertes.

Comme vous le savez, nous prenons le poul du millésime lors de ces dégustations. Il est très difficile, voire quasiment impossible d’être affirmatif sur des vins, qui pour l’essentiel, n’ont pas fini leur malo et ne sont pas encore élevés. Et quand on connait l’importance de la prise de bois dans l’élevage, les vins peuvent ressortir au bout d’une année complètement différent. L’UGC (Union des Grands Crus) ne proposant pas de dégustations au bout d’une année pour les journalistes français (les autres oui, mais pas les français….), nous nous en tiendrons à l’impression du millésime.

Petit coup de grisou cette année sur des vins comme Ducru Beaucaillou, Las Cases, Palmer et les 1er GCC qui n’étaient pas dans les dégustations journalistes de l’UGC. Dommage que certains se prennent pour des divas….Et pour les 1er les journalistes doivent être accompagné d’un négociant allocataire du château pour déguster, histoire de limiter les critiques au politiquement correct !….

Nous avons trouvés les Sauternes particulièrement élégants avec des acidité et une fraicheur superbe. Notamment Rieussec et La Tour Blanche qui sont de très grands vins. En Saint Emilion, nous trouvons une véritable hétérogénéité et certains sont sortis du lot tels que Angélus, Pavie Macquin, Laroze, Figeac. Le Pomerol propose une bien meilleure hétérogénéité et des vins veloutés et tendus. Dans le médoc, la fraicheur et le côté tendu promettent un très grand millésime. Des tanins superbes avec des belles acidités qui donneront puissance et capacité de garde dans ce millésime. En Péssac Léognan, les rouges sont très bons et les blancs exceptionnels avec des prises de bois magnifique, même si l’élevage n’est qu’au début.

Dans l’ensemble 2010 est un très grand millésime, à l’instar d’un 1989. Très dur à déguster dès à présent, les tanins riches et les acides limites citriques vont se fondre à l’élevage et proposer des vins de très grande classe. Vivement l’année prochaine pour déguster les vins après élevage chez la société Millésima. En tout état de cause 2010 sera un très grand millésime de garde avec des capacités de vieillissement importante. Le seul bémol : LES PRIX. Qui va pouvoir s’offrir quelques bouteilles si les prix ne baissent pas. Les derniers échos donnent une baisse de 30% que les chinois et les américains souhaitent imposer. Si tel est le cas, il est plus intéressant d’acheter du 2010 que du 2009.

Ambroise Chambertin

5 commentaires

  1. Il n’est pas juste de dire que l’UGC ne fait déguster que les journalistes étrangers aprés mise.
    Tous les ans, la dégustation Parisienne du dernier trimestre, présente le dernier millésime mis en bouteille. Cette année, le millésime 2008 a été présenté en Novembre à Paris.
    Merci d’être précis et de vérifier vos affirmations avant d’être catégorique!
    Cyril Forget

    • mm

      Bonsoir Cyril
      Il n’est pas vrai que l’UGC présente les 2008 a la presse car nous ne sommes pas invite. Un salon n’est pas une dégustation ! D’ailleurs je ne suis pas le seul a le dire, voyez Mr Bettane !
      A bientôt sur le site j’espère

      • Votre dégustation chez Millésima n’est pas plus une dégustation « spécifique » journaliste que celle de l’UGC !
        Si le dernier millésime embouteillé vous intéresse réellement, je maintiens que l’Union le présente une fois par an (cette année c’était le 17 Novembre à la Porte Maillot) et ce, pour les cavistes, restaurateurs et journalistes. Ce n’est pas un salon, mais une dégustation à destination des professionnels.
        De nombreux de vos collègues critiques sont présents à cette occasion (Burtshy, Poels et bien d’autres).
        Nous serons certainement ravi de vous accueillir à la fin de l’année pour le 2009. En attendant, vous pourrez goûter tous les 2008 de l’UGC au Hangar 14 à Bordeaux le 7 Mai, à l’occasion du Week End des Grands Crus.

        • mm

          Bonjour, j’en serais ravi et je trouve cela très bien ! En fait l’UGC m’a dit qu’ils organisaient uniquement les primeurs d’où mon article. Je serais donc ravi de venir à l’UGC pour déguster le 2008. Je rectifie ce jour les articles où je me suis trompé.
          Cordialement,
          A bientôt j’espère

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*