Quand j’ai commencé Anthocyanes, j’ai souhaité partir à la découverte des vignerons connus et reconnus mais également des vignerons inconnus du grand public et qui mérite, tout autant, si ce n’est plus, l’intérêt des amateurs éclairés. Dans chaque numéro nous essayons de découvrir des néo-vignerons, des jeunes, des moins jeunes, des oubliés, bref tout ce que le monde du vin compte d’intéressant.

Parfois ce sont des vignerons qui ne désirent pas être connus, pour garder leur intimité et leur temps de travail à la vigne. Parfois ce sont  des jeunes vignerons qui sont trop timides pour oser inviter quelques journalistes. Parfois c’est une famille que la lumière impressionne.

Pourquoi je vous parle de cela ? Car depuis quelques temps, la revue commence à faire du bruit dans le petit landernau (désolé de cette métaphore en ce jour de deuil « Leclerc) du monde du vin. Des attachés de presse qui n’ont de nom et de fonction que l’attaché commencent à s’intéresser à nous. Or pour trouver des néo-vignerons il convient de sortir des sentiers battus. D’écumer la campagne à la recherche de la perle rare, de déguster de nombreux vins avant de trouver celui qui ressort de la dégustation. En conclusion, pas de voyages organisés ou des déjeunes dans les étoilés Michelin. Et les attachés de presse ne font que cela. Nous nous coupons volontairement de certains « diners en ville » et même dans certains cas nous ne sommes même pas invités….Peu importe, notre métier est d’être patient, attentif et persévérant. Nous assistons à certains voyages ou déjeuners mais uniquement si nous pouvons déguster une certaines quantités d’échantillons afin de nous donner une image complète de l’appellation. Et cela est de moins en moins évident.

La liste des « découvertes » que nous avons faites, est pour un petit journal comme le notre, assez encourageante. Mais je suis un peu déçu de ne pas voir ces vins chez les autres critiques. Ni chez B&D pourtant très au fait (sauf pour Damien Livera), encore moins chez la RVF ou dans le guide Hachette. Il faut dire que les vignerons timides ne jouent pas le jeu des guides. Pourtant ce sont ces guides qui font aujourd’hui « la pluie et le beau temps » sur l’ensemble de la viticulture française. Un peu de renouvellement ne ferait pas de mal ! Mais cela, en viticulture comme en journalisme, c’est pas facile !

Point de volonté de dire que nous faisons un meilleur travail que les autres. La problématique n’est pas là. Beaucoup de guides demandent une logistique importante et il est impossible de tout connaître. Mais ce que je souhaite souligner, c’est la main mise de certains attachés de presse pour éviter que les journalistes trouvent autre chose que les vins de leurs clients. Cela devient lassant et peu professionnels. Heureusement que nous sommes encore, pour le plupart des journalistes, dans une volonté de recherche et de « terrain ». Continuons….

Pour votre plaisir, et pour notre égo (sic !), voici la liste de nos découvertes :

Domaine Boisson Vadot, Meursault

Domaine des Tilleuls, Damien Livera

Benoit Courault, Anjou

Domaine des Enfants, Saint Paul de Fenouillet

Clos du Nord, Maury

Domaine Vaquer, Tresseres

Château Roses Camille, Pomerol

…. et d’autres viendront dans les prochains numéros d’Anthocyanes.

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