Primeurs 2010 ou la faillite de l'égo des critiques de vin

Depuis quelques jours, l’effervescence des Primeurs bordelais 2010, se fait ressentir sur la toile. Des journalistes, relayent la lettre de Mr Bettane, qu’il a envoyé à Mme Cazes, Présidente de l’Union des Grands Crus Classés. Mr Bettane, n’est pas content du traitement « spécial » réserver à James Suckling, célèbre dégustateur qui officie désormais à son propre compte. Ce dernier a dégusté les Primeurs dans les châteaux une dizaines de jours avant tout le monde pouvant émettre les notes sur son site Internet (payant bien sur) avant tout le monde.

Il est normal que Mr Bettane s »indigne d’un traitement de faveur et qu’il défende l’égalité entre les journalistes. Et nombre de critiques de vins relayant ce message font de même. Mais aucun n’a ajouté qu’il pouvait peut-être y avoir une pointe de jalousie de la part du critique français. A aucun moment, ces derniers ne se sont interrogés sur les vraies ambitions du président de la FIJEV. Je n’ai rien contre Mr Bettane, je respecte son travail au plus haut point, mais ce fait m’amène à essayer de comprendre la façon dont certains critiques portent leur égo au firmament. Se considérant comment des gens plus dignes que les autres, plus importants, ceux qui méprisent l’attitude américaine ( sans la connaître au passage ), ne sont pas exempt de tout reproche. Défilant des les allées des différents salons en exhibant fièrement leur égo démesuré. Avant de critiquer encore faut-il que les critiques en général ( et je ne parle pas forcément de Bettane) balayent devant leurs portes et soient un peu plus humbles et curieux de tout.

La dégustation des primeurs est certes un moment complexe. Il n’est pas facile de déguster les vins qui sortent de la barrique et on ne sait pas tout le temps si ce que l’on nous propose est la vérité. Mais il existe des dégustations organisées, notamment par Millésima, où ces bien pensants ne se trouvent pas. Et pourtant, les vins ont un an de plus et il est possible de comparer les notes avec les primeurs….Mais cela n’est pas assez bien pour certains !

On l’aura compris, le critique de vin dans toute sa splendeur, dans ses faiblesses, ses caractères, ses états d’âmes est un homme. Et par delà il est subjectif et humain. L’égo jouant une place trop importante, vous comprenez pourquoi je reste caché et discret….

Ambroise Chambertin

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