Primeurs 2011 – En direct – La matrice du millésime ?

Hier, avec la fine équipe de Bernard Burtschy, Ian d’Agata

et les autres, nous avons débuté notre marathon primeurs 2011. Un programme de rêve avec des premières dégustations parmi les châteaux les plus importants : Latour, Lafite, Las Cases, Lascombes, Boyd Cantenanc, Pouget, Margaux et Palmer.

Du grand, du lourd, du fantastique.

Je ne vais pas vous parler des vins en particulier mais plutôt de la patte du millésime. Un millésime difficile où les hommes de terrain se sont fait quelques frayeurs. C’est assez rare dans le bordelais, mais cette année, le millésime a demandé un très grand travail à la vigne et au chai. D’habitude, le travail à la vigne permet de vendanger des raisins sains et parfaits laissant les vinifications se déroulées tranquillement. Où lorsque les vinifications sont compliquées, c’est que le travail à la vigne n’a pas été très complexe.

Avec ce millésime « sans dessus dessous », un été auprintemps et un printemps en été (à ce propos voir le rapport de Denis Dubourdieu sur le millésime), la vigilance a été de mise aussi bien au chai que dans le vignoble.

Certains vins, déguster avant cette première session et dans différentes appellations, sont domines, comme l’explique admirablement Bernard Burtschy, par des notes de pépins en fin de bouche, donnant aux tanins une dureté et une austérité qui peuvent parfois dérouter. Cette sensation provient notamment de l’explication précédente. Les propriétés qui ont beaucoup travaillées à la vigne pensaient que le plus important était réalisé et ont laisser se faire les extractions, un peu à la mode 2010. Ce fut l’erreur fatale. Il était nécessaire de faire très attention aux extractions pour ne pas laisser les pépins dominés le tout. Comme le dit joliment Thomas Duroux, de Château Palmer, « cette année nous n’avons pas extrait, nous avons réalisé des infusions ».

2011 sera donc marqué par la compréhension des conditions climatiques et l’importance de l’analyse et de l’observations dans les vignes. Un vrai millésime complexe où les hommes de terrain ont été obligés d’écouter la nature pour mieux la comprendre.

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