Wine of the week : Château des Bachelards – Fleurie – 2014

Wine of the week : Château des Bachelards – Fleurie – 2014

Quand on est, ou on nait, aristocrate, la plupart des personnes ne peuvent s’empêcher d’avoir quelques idées toutes faites sur votre compte. Quand on est aristocrate et que l’on vit à Paris, on cumule les défauts. Que dire si de brillantes études à la célèbre Université Américaine Northwestern viennent couronner le tout ?

Pourtant, loin de croire aux clichés superfétatoires, Alexandra de Vazeilles, notre vraie Comtesse, possède l’allant et la dynamique propres à mener sa vie comme elle l’entend, loin des clichés et des qu’en-dira-t-on. Sa passion, c’est le vin. Elle en fut trop longtemps éloignée avant de laisser tomber un métier de chasseur de tête et reprendre des études viti-vinicoles. Il en faut du caractère et de la volonté. Elle n’en manque pas. Retour sur les bancs de l’école, donc, avec quelques stages chez des pointures. Latour à Pauillac ou Jean-Marc Roulot, la pureté affirmée, de Meursault.

Et puis vient le temps de partir à la recherche du vignoble. Peu de temps perdu, en somme. Très vite, elle jette son dévolu sur une superbe propriété de Fleurie. Ici, le Château des Bachelards l’attend, drapé dans sa dignité de ne connaître que trois propriétaires différents depuis son appartenance à une abbaye cistercienne, fille de Cîteaux. Les magnifiques terroirs de granites roses et l’inexploré cépage Gamay seront, bien évidemment, ses porte-étendards.

Premier millésime 2014. En fanfare. Du travail, beaucoup. De l’angoisse, énormément. Mais pourtant, elle s’accroche, vinifie élégamment, intelligemment, refuse la thermovinification et la simplicité.

Pour proposer une gamme complète, elle s’étend sur Saint-Amour, Moulin-à-Vent et achète quelques raisins en zone Mâconnaise par amour du Chardonnay. Les vins sont nets, droits, purs, sans aucune anicroche et ne jouant pas la symphonie, mal réussie, des Gamays légers et courts, mais plutôt la race, l’élégance, la vérité. Car c’est bien de vérité qu’il convient de parler ici. Celle d’une femme, de ses vignes, de son terroir qui n’ont qu’un seul but, trouver leur royaume d’élection.

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