Wine of the week : Château Le Clapier – Cuvée Soprano – 2013

Wine of the week : Château Le Clapier – Cuvée Soprano – 2013

Le Luberon, c’est surtout le fabuleux et majestueux Massif du Luberon. Sur plus de 60 km de long et 5 km de large, les forêts s’étalent à perte de vue. Nous sommes ici en pays provençal.

De part et d’autre de ce massif forestier se situe l’appellation éponyme, connue mais peu reconnue. Il faut dire que les vins du Luberon ne brillent ni par leur inventivité, ni par leur justesse. Les vins rouges sont souvent opulents, manquant de classe et de singularité. La horde de touristes qui envahit la région quelques mois de l’année, souvent internationale donc moins sensible au rapport qualité/prix, n’invite pas à l’excellence et au travail de fond. Pourquoi se casser la tête quand tout se vend facilement. Les vins de Paul Dubrule, célèbre instigateur du conseil de l’œnotourisme, ancien dirigeant d’Accor et « heureux » expatrié fiscal en Suisse, sont l’archétype de la facilité, la négation même de ce que peut être le Luberon.

La caricature est sûrement grossière, mais je commence à bien connaître les vins pour pouvoir en juger ainsi. Lumière dans la nuit, quelques « jeunes » vignerons commencent à prendre conscience du potentiel de la région. Citons pêle-mêle, le Domaine de la Citadelle avec le très dynamique Alexis Rousset-Rouard ; Serge Seignon et le Château les Eydins ou encore Céline Laforest et son vin naturel « Les vignes bleues ». De plus en plus les vins gagnent en précision, en équilibre même si la marge de manœuvre est encore importante.

Là où le Luberon peut briller dans les années à venir, c’est sans conteste avec les vins blancs. Grâce à la fraîcheur des hauts plateaux provençaux, à des terroirs calcaires et sableux, les vins blancs du Lubéron pourront redonner des ailes et de l’ambition à la région.

Prévalant aux destinées du Château de Clapier depuis 1880, la famille Montagne produit des vins d’une belle précision, vifs et généreux avec l’acidité adéquate pour que la fraîcheur l’emporte sur la lourdeur. Avec des rendements modérés (de l’ordre de 35 hl/ha, pas si élevés pour des blancs !) et un assemblage de Grenache blanc (30%), de Roussanne (40%), de Vermentino (25%) et 5% de Clairette, ce vin reste un beau compagnon pour les apéritifs et passera sans problème du bar à la table. Enfin s’il en reste !

Et puis, vous savez mon amour pour les prix tendres. Vendu 12,00 Euros, directement sur le site du propriétaire, c’est une aubaine. Alors on fonce !

Nota : si le budget est serré, n’hésitez pas à acheter la cuvée Tradition. Seulement 7,20 Euros, elle est moins complexe, plus droite mais tout aussi agréable.

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