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Bernard Farges, encore et toujours.

Faisant suite à l’assemblée générale du 15 juillet, le CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) a entériné l’élection de Bernard Farges comme Président de l’institution. Les électeurs (25 vignerons désignés par la Fédération des Grands Vins de Bordeaux et 25 négociants désignés par la Fédération des Négociants de Bordeaux et Libourne, plus connue aujourd’hui sous le nom d’Union des Maisons de Bordeaux) ont donc élu comme nouveau président pour 3 ans Bernard Farges avec 47 votes exprimés, 40 voix en sa faveur, 5 votes blancs, 2 votes nuls.

Bernard-Farges

Spécialiste des allers-retours entre la Présidence du syndicat viticole Bordeaux et Bordeaux Supérieur et le CIVB qu’il présida de 2013 à 2016, Bernard Farges est un homme de réseaux (très bordelais), un vigneron, parait-il, mais surtout un spécialiste des postes à « responsabilités » alors qu’il semble bien loin des réalités du terrain qui frappent aujourd’hui la filière vin : baisse du prix du vrac, baisse des marchés export, affaires tonitruantes dont la condamnation de son alter ego Hervé Grandeau, une fronde de plus en plus prégnante de l’ensemble de la filière contre les cépages résistants, bref, de nombreux dossiers accumulés au fil du temps et au fil des jeux de chaises musicales dont nous habituent désormais les « têtes pensantes » d’une filière en pleine évolution.

Pour inventer l’avenir, pas sûr que le passé soit la voie de la raison. Je ne peux m’empêcher de penser aux doux mots de François Mitterrand lors du débat de l’entre-deux-tours des élections présidentielles. Il réplique à Valéry Giscard d’Estaing, lorsque ce dernier essaye de valoriser son bilan : « vous avez tendance à reprendre le refrain d’il y a sept ans, « l’homme du passé ». C’est quand même ennuyeux que vous soyez devenu dans l’intervalle, vous, l’homme du passif. » A lui de nous prouver désormais le contraire à l’heure où Bordeaux n’a jamais était aussi dynamique dans son renouveau et dans sa remise en question. Pas tout Bordeaux, certes, mais une grande partie de cette région plurielle qui à tant besoin d’extérioriser son dynamisme.

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