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Chine : vers la fin du miroir aux alouettes ?

Parmi les signes qui devraient laisser entendre aux acteurs commerciaux des vins français que des risques sismiques sont à venir, la Chine tient une place particulière.

Les derniers chiffres de la Chambre de Commerce de Chine, plus exactement le service « Import and Export of Foodstuffs, Native Produce and Animal By-products  (CCCFNA) », confirme la situation structurellement complexe d’un marché en perte de vitesse. Selon elle, près de 2 000 importateurs de vin viennent d’arrêter leur activité lors des cinq premiers mois de l’année. Début 2019, il y avait 6 411 importateurs de vins (en bouteilles) contre 4 175 aujourd’hui. Ce sont donc 2 236 importateurs qui se volatilisent soit près de 35 % !

On peut mettre en cause les guerres commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, on peut passer sous silence les différents Free Trade Agreements entre la Chine et l’Australie ou le Chili, mais le plus plausible semble quand même la faiblesse de la consommation d’un pays que l’on avait élevé, un peu trop vite apparemment, au rang d’eldorado pour la consommation de vin.

Un désintérêt que les statistiques chinoises affichaient dès 2018. En effet, selon le Global Times, les ventes de vins français en Chine ont baissé de 21 % cette année-là.

Et en 2019, la tendance semble se confirmer. La China Association of Imports and Exports of Wine & Spirits vient de publier les chiffres des importations pour le mois de juin 2019 : – 19,45 % en valeur et – 14,09 % en volume pour l’ensemble des importations de vin en Chine, tous pays confondus. Et la situation insurrectionnelle à Hong Kong risque de ne pas améliorer les choses, ce territoire étant la porte d’entrée des vins internationaux pour l’Empire du Milieu.

On connait les difficultés de ce pays à donner des chiffres corrects, tant sur leur croissance que sur les statistiques d’importations, aussi est-il possible que les baisses soient bien plus importantes. Mais une chose est sure, ces chiffres alarmistes résonnent grandement dans un contexte économique très difficile, tant pour les vins de Bordeaux que pour les autres régions. Zones de turbulences en vue…!

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