boris_johnson

Le report de 9 mois des certifications administratives VI-1 confirmé par le gouvernement anglais

Brexit, encore et toujours. Alors que les Anglais n’en finissent pas de disserter et de manoeuvrer sur le départ, forcé ou non, de l’Union européenne, le gouvernement de sa royale Majesté vient d’affranchir les importateurs et les exportateurs de vins des nouvelles certifications administratives dénommées VI-1 relatives au Brexit.

En effet, pour palier aux conséquences administratives et douanières de la sortie du pays du cadre économique de l’Union européenne, le gouvernement anglais avait émis le souhait de créer des certifications administratives pour les vins importés, mais également les vins exportés.

Le WSTA, Wine & Spirits Trade Association, l’organe de lobbying de la filière vin et spiritueux, avait ainsi déclaré que près de 600 000 demandes verraient le jour, engorgeant les tuyaux administratifs et que le cout d’une telle opération serait de près de 70 millions de livres sterling, imposant, de facto, une hausse du prix des vins en Angleterre.

Le WSTA avait ainsi eu l’assurance du gouvernement de Theresa May de pouvoir pallier à ce dispositif pendant les neuf mois suivant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Puis, le gouvernement de Boris Johnson avait laissé entendre qu’il reviendrait sur l’accord.

Ce matin, et devant tous les atermoiements face au Brexit, le WSAT a confirmé l’accord passé avec le gouvernement et le respect par ce dernier de la promesse initiale d’un délai de 9 mois après la sortie du Royaume-Uni.

« Nous sommes ravis que le gouvernement ait écouté nos propositions et démontré son soutien à la filière viticole britannique », a expliqué Miles Beale, directeur général du WSTA. « Cependant il doit aller plus loin. Dans le prochain budget du 6 novembre, il devrait écouter le WSTA et réduire les droits du vin de 2% comme le demandent près de 33 millions de Britanniques ».

La WSTA a également demandé au gouvernement d’utiliser ce délai de neuf mois pour  » réformer la certification des importations de tous les vins, et pas seulement de l’UE, afin de réduire la bureaucratie en modernisant et en simplifiant le système actuel « .

Dans l’esprit de tensions économiques que vivent aujourd’hui les exportateurs, négociants et viticulteurs français, c’est une nouvelle qui sera, sans nul doute, accueillie avec beaucoup de soulagements.

Les commentaires sont fermés.