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Vin de la semaine : Domaine Joliet – Fixin 1er Cru Clos de la Perrière – Monopole – 2016

De l’avis général, l’appellation Fixin figure parmi l’une des plus belles de la Bourgogne. De nombreux écrits historiques mettent en avant cette appellation qui touche Gevrey-Chambertin. Seulement voilà, il ne suffit pas de posséder de beaux terroirs pour être une appellation connue et reconnue. C’est un peu toute la thèse de Roger Dion. Mais pour les consommateurs, Fixin, ce n’est pas Gevrey-Chambertin, encore moins l’un des grands crus voisins.

Pourtant, les terroirs de Fixin font partie des plus beaux de la région et les vignerons, qui ont longtemps joué la carte de la facilité pour cause de prix plutôt bas, se réveillent dans un sursaut qualitatif. En sourdine, c’est un peu l’histoire du Domaine Joliet. Propriété depuis 1853 de la famille éponyme, il est désormais géré par Bénigne Joliet, la sixième génération. Accompagné par Philippe Charlopin, en qualité de consultant uniquement en 2005, Bénigne Joliet produit deux vins : un blanc et un rouge, en monopole Clos de la Perrière 1er Cru (le blanc est l’un des rares 1er Cru de la Côte de Nuits.)

Après une restructuration drastique au vignoble et un changement de style, les vinifications montrent de plus en plus de précision et le boisé de plus en plus de finesse. Les rendements ont été largement réduits et la date de vendange a été reculée.

Les vins sont aujourd’hui à un niveau exceptionnel. Certes les prix ont augmenté mais ils sont désormais à un niveau plus qu’honorable pour des vins de cette stature qui, j’en suis persuadé, peuvent largement tenir la distance face à de nombreux grands crus voisins.

Alors oui, c’est un cout. Mais quand on connait le prix des grands crus, on n’hésite pas et on achète quelques bouteilles que l’on laissera patienter 4 à 5 ans dans la cave.

 

Domaine Joliet – Fixin 1er Cru – Clos de la Perrière  Monopole – rouge – 2016
Un boisé parfaitement intégré se muant en de légères notes fumées à l’aération. Bouquet enchanteur de framboise, épices, griotte avec une réelle complexité et une pointe de réglisse. En bouche, la tension est présente et l’acidité, parfaitement gérée, laisse une impression de dentelle malgré la puissance et la profondeur du vin. Tanins veloutés et texture charnue. Un vin qui s’exprimera dans le temps avec finesse et délicatesse. Très beau potentiel de garde. – 92+/100

Prix au domaine : 60 € 

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