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Crus Bourgeois Exceptionnels : un essai de classement

Le 20 février 2020, le nouveau classement des Crus Bourgeois du Médoc sera annoncé. Il sera valable pour une période de cinq ans et concernera les millésimes de 2018 à 2022. Après vote du conseil d’administration, et malgré les errements de 2003 qui ont abouti à l’annulation du précédent classement, trois familles ont été définies : Crus Bourgeois, Crus Bourgeois Supérieurs et Crus Bourgeois Exceptionnels.

Deux étapes pour arriver « en finale », l’examen d’un dossier reprenant des critères allant des terroirs à la notoriété, puis une dégustation. Seul critère imposé dans la catégorie Cru Bourgeois Exceptionnel : posséder un bâtiment, voire un château, ce qui n’est pas le cas des autres catégories.

Sans connaitre les résultats, voici notre classement, basé sur notre connaissance des domaines, la dégustation de leurs vins sur plusieurs années et la notoriété des propriétés. La dégustation n’est pas le seul critère. La notoriété de domaines et la présence sur les marchés sont des éléments pris en compte.

  • Château d’Agassac : le travail viticole, le sens du vin et la remise en question quotidienne de Jean-Luc Zell devraient suffire à mettre sur le devant de la scène ce domaine dont on peine à comprendre, qualitativement parlant s’entend, pourquoi il ne figure pas dans le classement de 1855.
  • Château Arnauld : récemment entré dans la galaxie Larose Trintaudon, son style boisé, dense et très merlot pourrait convenir parfaitement aux dégustateurs, surtout si ces derniers sont de la rive droite.
  • Château d’Arsac : le niveau qualitatif et régulier de Château d’Arsac ne se dément pas. Millésime après millésime, les vins sont réguliers, précis et de plus en plus fruités.
  • Château Belle-Vue : depuis son rachat par la famille Mulliez et grâce au travail accompli depuis, il est tout simplement normal que cette propriété soit classée « exceptionnelle ». Le contraire serait très étonnant.
  • Château Cambon La Pelouse : racheté en 2019 par le groupe australien Penfolds, qui doit savoir ce qu’il fait en matière d’investissement, ce domaine est d’une régularité sans faille. Ce n’est pas le meilleur, notamment ces dernières années, mais les millésimes plus anciens pourraient être décisifs.
  • Château Charmail : en son temps, et notamment avec M. Sèze, il fut un précurseur. Aujourd’hui, il est une référence.
  • Château Le Boscq : les équipes de Dourthe réalisent un travail de fond sur cette propriété de Saint-Estèphe. Les vins sont équilibrés, ronds, parfaitement réalisés. Ils méritent une disctinction.
  • Château Lestage : sur un superbe terroir de graves, ce domaine produit des vins dans l’air du temps : précis, équilibrés et fruités dans leur jeunesse. Une confirmation.
  • Château Lilian Ladouys : Comme à Belle-Vue en son temps, Vincent Bache-Gabrielsen, le talentueux directeur, réalise un travail de fond. Rien d’anormal que le domaine soit dans cette catégorie.
  • Château Le Crock : petit frère de Léoville-Poyferré à Saint-Julien, la viticulture est remarquable, la vinification parfaitement maitrisée. Depuis longtemps une valeur sure.
  • Château Malescasse : dans la galaxie des vignobles Austruy depuis 2012, ce domaine est d’un classicisme intemporel et donc une valeur sure pour les consommateurs.
  • Château Malleret : l’arrivée de Paul Bordes aux commandes et de l’équipe de Stéphane Derenoncourt au suivi technique, confirme les ambitions du cru. Les vins sont nets, précis et toujours équilibrés.
  • Château Paveil de Luze : depuis 2004, ce domaine connait une renaissance. La qualité est présente et jamais démentie. Les vins sont remarquables, le classement s’impose.
  • Château Poitevin : Depuis 1991, les efforts de Guillaume Poitevin, vigneron talentueux, sont remarquables. Ce domaine mérite d’être récompensé.

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